MBAM
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
RIOPELLE
À LA RENCONTRE DES TERRITOIRES NORDIQUES ET DES CULTURES AUTOCHTONES

Du 21 novembre 2020 au 21 mars 2021
Pavillon Michal et Renata Hornstein, niveau 2
Musée des beaux-arts de Montréal
Montréal, le 1er septembre 2020 – À compter du 21 novembre 2020, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) consacrera une exposition d'envergure à Jean Paul Riopelle (1923-2002), figure majeure de l'art moderne canadien, québécois et international. Fruit de recherches inédites, cette présentation explorera, au travers de près de 175 œuvres et de plus de 200 artefacts et documents d'archives, l'intérêt de l'artiste pour la nordicité et l'autochtonie. Elle jettera un nouvel éclairage sur sa production des années 1950 et 1970, en retraçant les voyages et les influences qui ont nourri son intérêt pour les territoires nordiques et les communautés autochtones d'Amérique du Nord.

L'exposition Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones dévoile un artiste imprégné par l'intérêt des surréalistes pour les arts non occidentaux, influencé par son ami et collectionneur Georges Duthuit ainsi que par la lecture des travaux d'anthropologues et d'ethnologues tels que Marius Barbeau, Jean Malaurie et Claude Lévi-Strauss. 

Elle rend compte de l'influence des voyages de chasse et de pêche faits par Riopelle au cours des années 1970 dans le Nord et le Grand Nord du Québec et du Canada, en compagnie du Dr Champlain Charest, propriétaire d'un hydravion, dont témoignent entre autres les séries Jeux de ficelles (1971-1972), Rois de Thulé (1973) et Icebergs (1977). S'appuyant sur une approche interculturelle, elle fait un parallèle inédit entre les œuvres de Riopelle et certaines sources qui l'ont inspiré, notamment une sélection de masques inuits et d'œuvres des Premières Nations du nord-ouest de la côte pacifique.

« À la recherche des sources d'inspiration ayant pu stimuler l'imaginaire de l'artiste au regard de ces thématiques, nous avons découvert non seulement un homme de nature, aspect bien connumais aussi un homme de culture. Outre ses contacts avec des guides autochtones lors de voyages de chasse et de pêche, ce sont avant tout des sources livresques et la visite d'expositions, notamment d'art inuit et des Premières nationsqui ont éveillé son intérêt pour les communautés autochtones, leurs topographies et leurs cultures matérielles. Cette quête intellectuelle et artistique sera particulièrement déterminante dans les années 1950 et 1970 », expliquent les commissaires Andréanne RoyJacques Des Rochers et Yseult Riopelle

Des œuvres inédites ou restaurées
Suivant un parcours chronologique aussi bien que thématique, l'exposition réunit près de 110 œuvres de Riopelle (peintures, sculptures et œuvres sur papier) issues de la collection du MBAM et d'une cinquantaine dcollections institutionnelles et particulières canadiennes, américaines et françaises. Elle comprend notamment deux œuvres majeures récemment restaurées, la sculpture monumentale Fontaine (1964-1977), présentée pour la toute première fois, ainsi que l'imposant tableau Point de rencontre (1963), seule commande réalisée par l'artiste, jusqu'ici exposée à l'Opéra Bastille de Paris. Elle donne par ailleurs à voir une aquarelle de Riopelle datant de 1946 ayant appartenu à André Breton, une série méconnue de remarquables œuvres sur papier à la pointe d'argent, ainsi que plusieurs œuvres majeures parmi lesquelles Blizzard Sylvestre (1953), L'étangHommage à Grey Owl (1970), D'un long voyage (1973) et Pangnirtung (1977)Des artefacts et une vaste sélection de documents (photographies, vidéos et extraits de correspondances inédits) permettent de contextualiser la production de l'artiste.

S'ajoutent à cet ensemble des œuvres historiques des communautés yup'ik, kwakwaka'wakw et tlingit, entre autres, en tant que sources pour l'imaginaire riopellien, et celles d'artistes inuit, contemporains tels que Luke Akuptangoak, Noah Arpatuq Echalook, Mattiusi Iyaituk et Pudlo Pudlat, de même que l'Atikamekw César Newashish. D'autres encore, tel Beau Dick, invitent à élargir notre regard à la créativité autochtone actuelle. À cet égard, l'exposition intègre une commande faite à l'artiste tlingit Alison Bremner, Ceremonial Wealth (2020), ainsi qu'une nouvelle acquisition du MBAM, A Gift from Doreen [Un cadeau de Doreen] (2016-2019) de l'artiste cri Duane Linklater. 

Crédits
Une exposition conçue, organisée et mise en tournée par le MBAM. 

Commissariat : Andréanne Roy et Yseult Riopelle, commissaires invitées, et Jacques Des Rochers, conservateur de l'art québécois et canadien (jusqu'à 1945), MBAM.

Itinérances : Audain Art Museum, Whistler (printemps-été 2021), et Glenbow Museum, Calgary (automne 2021-hiver 2022).
Catalogue
Parfait compagnon de l'exposition, cet ouvrage scientifique réunit des essais et de riches illustrations qui permettent d'approfondir l'influence prégnante de la nordicité et de l'autochtonie dans l'œuvre de Jean Paul Riopelle. 
Privilégiant une approche interdisciplinaire croisant histoire de l'art et anthropologie, ce catalogue dirigé par Andréanne Roy, Jacques Des Rochers et Yseult Riopelle, a bénéficié de l'apport de spécialistes, dont plusieurs sont issus de communautés autochtones. 
Titre : Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones
Éditeur Éditions scientifiques du MBAM, en collaboration avec 5 Continents Editions, Milan.
Auteurs : Sous la direction d'Andréanne Roy, de Jacques Des Rochers et d'Yseult Riopelle, avec Nathalie Bondil, Serge Bouchard, Daniel Chartier, Florence Duchemin-Pelletier, Stacy A. Ernst, Leena Evic, François-Marc Gagnon, Mari Kleist, Ruth B. Phillips, Bruce Hugh Russell, Marc Séguin, Guy Sioui Durand et Krista Ulujuk Zawadski.
288 pages, plus de 300 illustrations
Conception graphique : Paprika, Montréal
ISBN: 978-2-89192-428-3 (MBAM) / 978-88-7439-942-0 (5 Continents Éditions)
Date de parution : Octobre 2020
Prix : 45 € / 55 $ US. En vente à la boutique-librairie du MBAM au prix spécial de 54,95 $ CA.
À propos de l'artiste
Jean Paul Riopelle (Montréal, 1923 – Isle-aux-Grues, 2002) est reconnu comme l'un des artistes canadiens les plus importants et prolifiques du XXe siècle. Il étudie à l'École du meuble de Montréal, où il rencontre le peintre Paul-Émile Borduas et les artistes automatistes, avec qui il signera, en 1948, le manifeste du Refus global. Installé à Paris, il fait la connaissance des surréalistes et du collectionneur d'art Georges Duthuit, au contact desquels il développe un intérêt pour l'art et les cultures autochtones. Sa production des années 1970 est marquée par de nombreuses expéditions au Nunavik et au Nunavut. Aujourd'hui, son empreinte artistique s'étend à tous les continents. L'œuvre de Riopelle est représentée dans les collections publiques de plus 60 villes, notamment au sein du Solomon R. Guggenheim Museum de New York, du Centre Pompidou de Paris et du Hirshhorn Museum de Washington, D.C. Le MBAM, qui possède 370 œuvres de l'artiste, dont 27 peintures, lui a entre autres consacré, en 1991 et 2002, deux grandes expositions.La Fondation Jean Paul Riopelle a par ailleurs été créée en 2019 afin de perpétuer l'oeuvre de Riopelle, célébrer sa contribution à l'histoire de l'art international ainsi que son immense legs artistique, notamment en vue du centenaire de sa naissance en 2023.

Remerciements
L'exposition est uneprésentation d'Hydro-Québec. 
Grand partenaire public : gouvernement du Canada.
Grand mécène : Fondation Audain. 
En collaboration avec Hatch, la Fondation Jean Paul Riopelle, la Maison de vente aux enchères Heffel, Tourisme Montréal et le Cercle des Anges du MBAM. 
Commanditaires officiels : Air Canada et Peinture Denalt. 
Partenaires médias : Bell, La Presse et Montreal Gazette.
Partenaires publics : ministère de la Culture et des Communications, Conseil des arts du Canada et Conseil des arts de Montréal.
Jean Paul Riopelle (1923-2002), Point de rencontre – Quintette (polyptyque), 1963, huile sur toile, 428 x 564 cm (5 panneaux). Paris, Centre national des arts plastiques. Inv. FNAC 90069.© Succession Jean Paul Riopelle / SOCAN (2020). Photo CNAP
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SALLE DE PRESSE :
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À propos du Musée des beaux-arts de Montréal
Avec plus d'un million de visiteurs par année, le MBAM est l'un des musées les plus fréquentés au Canada et en Amérique du Nord. Ses expositions temporaires aux scénographies originales croisent les disciplines artistiques (beaux-arts, musique, cinéma, mode, design) et sont exportées aux quatre coins du monde, tandis que sa riche collection encyclopédique, répartie dans cinq pavillons, comprend l'art international, les arts du Tout-Monde, l'art contemporain, les arts décoratifs et le design, ainsi que l'art québécois et canadien. Le Musée a connu une croissance exceptionnelle au cours des dernières années avec l'inauguration de deux nouveaux pavillons et d'une nouvelle aile : le pavillon Claire et Marc Bourgie en 2011, le pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein en 2016, et l'aile Stéphan Crétier et Stéphany Maillery dédiée aux arts du Tout-Monde en 2019. Le complexe du MBAM est par ailleurs doté d'une salle de concert de 460 places, la salle Bourgie, ainsi que d'un auditorium et d'une salle de cinéma. Le MBAM est en outre l'un des plus importants éditeurs canadiens de livres d'art en français et en anglais diffusés à l'international. Enfin, le Musée abrite l'Atelier international d'éducation et d'art-thérapie Michel de la Chenelière, le plus grand complexe éducatif dans un musée d'art en Amérique du Nord, qui permet la mise en œuvre de projets innovants en éducation, en mieux-être et en art-thérapie.
Musée des beaux-arts de Montréal
1380, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, Québec, H3G 1J5
www.mbam.qc.ca
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